Minimalisme en famille (3) : Désencombrement des garde-robes, le défi

Être minimaliste quand on vit à plusieurs, surtout avec des enfants, c’est forcément très différent que lorsqu’on vit seul. D’abord, parce qu’il faut respecter les besoins de chacun, et tout le monde n’est pas prêt à vivre avec peu. Ensuite, parce qu’il faut bien l’avouer, cela prend un certain temps de se lancer dans le désencombrement de la maison, et que trouver du temps quand on a des enfants dans le coin, ça n’est pas toujours facile. Enfin, avec des enfants il est particulièrement difficile de contrôler tous les objets qui entrent dans la maison : cadeaux en tout genre, produits publicitaires reçus gratuitement à la boucherie (du vécu), bonbons, trésors récoltés en promenade, caisse de 40 paires de chaussettes proposée par une amie (du vécu), etc.

Le minimalisme en famille est donc peut-être plus difficile à envisager pour certain-e-s, alors même qu’il est d’autant plus important, pour gagner du temps (ménage, rangement, lessives, shopping…) et aussi et surtout pour alléger sa charge mentale et (re)trouver de la sérénité au quotidien et pouvoir se concentrer sur les choses vraiment importantes à nos yeux (préparer à manger avec son enfant sans d’abord devoir passer 20 minutes à dégager le plan de travail par exemple !).

Dans des articles précédents, je te parlais du désencombrement de la cuisine et de la salle de bain. Aujourd’hui, je te propose de faire un tour dans les garde-robes. Oui, c’est un gros morceau.

Pour celles et ceux qui s’intéressent déjà un peu au minimalisme, notamment en matière de vêtements, vous connaissez sans doute les garde-robes capsule, le projet 333 ou encore la méthode KonMari. Chacune est déjà bien explorée et documentée sur internet, et elles sont toutes intéressantes. Je ne vais donc pas en reparler ici… Je les ai (bien sûr) toutes essayées (je suis une passionnée) (accumulerais-je les méthodes de minimalisme ?).

Je te donne ma méthode, qui est un combiné de tout ce que j’ai lu et testé. Elle n’est pas extrême (car j’aime la modération) dans sa conception du minimum (exit le projet 333), elle est pragmatique (oui, Marie Kondo et ton étincelle du bonheur je parle de toi) et il n’y a pas de roulement à faire tous les 3 mois (franchement qui a le temps de repenser sa garde robe à chaque saison ?). Comme à chaque défi minimaliste que je fais, je réserve une partie « spécial bébé/bambin ».

C’est parti pour le défi minimaliste : désencombrement de la garde-robe

  • Avant de commencer, ça vaut le coup de réfléchir à ta garde-robe idéale. Elle est différente pour chacun et évolue dans le temps. Elle dépend de ton âge, de ton activité professionnelle, de tes activités du quotidien, de tes goûts… Tu peux aussi réfléchir aux couleurs et aux coupes qui te vont le mieux (on y reviendra à l’étape 8), à l’image que tu veux renvoyer de toi-même (sophistiquée, relax, sportive…). Quand tout cela est (un peu) clarifié dans ta tête, ça sera plus facile.
  • Regroupe tous tes vêtements (on s’occupera des vêtements d’enfants plus tard) au même endroit (sur ton lit par exemple), ceux du placard, ceux qui traînent dans la salle de bain, ceux du panier à linge sale…
  • Cette énorme pile te fait peur ? Ne t’inquiète pas, ça va bien se passer. Regroupe par type de vêtements : T-shirts manches longues, courtes, robes courtes, midi, longues, pulls épais, fins…
  • Puis, fais un tri en 3 piles : à garder, à réparer, à donner.

Note : ce que tu mets à réparer : répare-le dans la semaine !

  • Pour chaque vêtement, demande-toi si tu l’as mis depuis un an. Si ce n’est pas le cas, peu de chances que tu le remettes un jour. Allez, dans la pile à donner.
  • Si le vêtement ne te va pas parfaitement, donne-le. C’est le vêtement qui doit s’adapter au corps et pas le corps au vêtement. Peu importe si c’est un jean que tu adores et qui t’allait si bien quand tu avais 25 ans. La morphologie change avec le temps (et les enfants), il faut l’accepter et ne pas vivre dans le passé.
  • Avec les vêtements qu’il te reste : soit tu te fixes un nombre de vêtements max que tu veux avoir (5 t-shirts manches courtes, 2 jeans…) et tu te sépares du reste ; soit tu gardes tout (mais de toutes façons, le nombre a dû bien diminuer avec le tri…)
  • Maintenant, prends du recul sur ce que tu as gardé : que des jeans et des t-shirts basiques ? C’est sans doute dans ce type de vêtements que tu te sens bien. La prochaine fois que tu es dans une boutique à 2 doigts de craquer pour une robe rouge, demandes-toi si c’est ton style et ta couleur, et si tu la mettras ?
  • A l’opposé, c’est aussi l’occasion de voir ce qu’il manque à ta garde-robe idéale (blazer, robe noire, marinière…).
  • Range tes placards. J’aime particulièrement la méthode KonMari : plier les vêtements de telle sorte qu’ils tiennent debout : gain de temps pour chercher ce dont tu as besoin (pas de pile de t-shirt à soulever) et esthétiquement c’est superbe !

Pour les enfants, le processus est bien sûr un peu différent et va beaucoup dépendre de leur âge.

  • Globalement, je te conseille de fixer un nombre de vêtements maximum que tu estimes nécessaire. Ce nombre peut être élevé, peu importe, il ne faut pas que tu te dises qu’avec 3 pyjamas c’est bon pour un nouveau né qui passe sa journée dedans et que tu te retrouves en galère tous les 2 jours. Mais ça évite aussi d’avoir 40 paires de chaussettes (voir plus haut !)
  • Privilégie des vêtements pratiques à enfiler et à enlever. Changer 8 fois la couche par jour avec une salopette qui n’a pas d’ouverture à l’entrejambe (vécu bien sûr), t’assure de longs moments pénibles ! Et quand les enfants veulent commencer à s’habiller ou se déshabiller seul : les boutons dans le dos sont tes ennemis.
  • Des vêtements faciles à entretenir : la laine est autonettoyante, je dis ça comme ça.
  • Pense aux besoins de l’enfant et adapte sa garde-robe. Ma fille gambade à 4 pattes toute la journée. Il n’y a rien de pire pour elle qu’une robe trop longue, car si elle a le malheur de mettre un genou dessus, ça la bloque, elle glisse… bref, si je peux lui éviter ce désagrément je le fais.
  • Un dernier point qui me tient à cœur : un enfant n’est pas une poupée, et on ne devrait pas jouer à l’habiller. Bien sûr, on peut vouloir que notre enfant soit « bien habillé » mais prenons garde à ne pas jouer avec eux pour notre (unique) plaisir.

Au final …

Il s’agit de ma méthode, et peut-être qu’elle ne te conviendra pas tout à fait. N’hésite pas à te l’approprier et à la modifier, mais surtout n’abandonne pas ! Une garde-robe surchargée c’est une plaie au quotidien.

Si tu veux plus d’informations sur les différentes méthodes qui existent déjà (Marie Kondo, projet 333…), dis-le moi et je ferai le point !

Bon désencombrement et admire le résultat d’une garde-robe minimaliste : tranquillité d’esprit assurée !

2 réflexions sur “Minimalisme en famille (3) : Désencombrement des garde-robes, le défi”

  1. Martine à la plage

    Comment ça la laine est autonettoyante ????

    Pas facile la garde robe pour les tout petits qui changent de taille quasi tous les trois mois… 🙁 ??

    1. La laine est antibactérienne et elle a peu besoin qu’on la lave, il suffit d’aérer le vêtement. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de couches lavables sont en laine. Et que plein de nouveaux vêtements techniques de sport sont également en laine (des jours à porter, sans odeur de transpiration…) !
      Pour les tout petits, oui bien sûr, c’est plus complexe d’être minimaliste dans le nombre. C’est pour ça que je pense qu’il ne faut pas faire une fixation sur un « nombre », mais plutôt penser au côté pratique et pour le coup ne pas acheter des vêtements « inutiles » (= portés 1 fois. Oui, c’est du vécu aussi). Sinon, on peut toujours acheter en seconde main, ou louer des garde-robes entières pour bébé !

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