Sommeil de l’enfant : Faut-il « garder le rythme » en vacances ?

Ça y est, les vacances sont là, et la canicule de ces derniers jours nous a bien montré que l’été, le rythme de vie est bouleversé. Tu as probablement remarqué qu’avec les soirées qui sont plus longues, nous avons naturellement tendance à vivre plus tard : manger plus tard, traîner à l’apéro, aller jouer dans le jardin après le dîner, et se coucher plus tard. Si nous sommes en plus nous-même en vacances, nous avons envie de profiter de plus de temps avec nos enfants, après ces mois de travail, enfin, nous prenons notre temps, pour retrouver des relations encore plus apaisées en famille, et avec les amis.

Et souvent, les enfants bénéficient également d’un rythme plus lent, moins strict sur les horaires, ils vont se coucher plus tard, quand ils veulent, parfois vers 22 h. Si nous, adultes, profitons pleinement de ce changement de rythme durant l’été, comment les enfants le vivent-il ?

Je partage aujourd’hui 3 réflexions sur le sujet, auxquelles tu n’as peut-être pas pensé, mais qui pourraient sauver ton été !

1. Les jeunes enfants n’aiment pas le changement

J’attaque tout de suite très fort ! Tu vas te dire : « oh, mais c’est pas possible, ça commence mal, elle va me dire que l’été, il faut être aussi rigoureux que le reste de l’année pour les rythmes de l’enfant ». Ma réponse : Oui (et non). D’une part, parce que respecter le rythme de l’enfant est un fondement de la parentalité positive, vacances ou pas. Et il est fort improbable que spontanément ton enfant soit moins fatigué que d’habitude parce qu’il y a un apéritif-barbecue de prévu. S’il a l’habitude de s’endormir à une certaine heure, l’été également il aura ce besoin. Si son heure passe, c’est souvent à ce moment qu’on observe un énervement, une surexcitation de l’enfant (qui est souvent confondue avec de l’énergie, alors qu’il s’agit au contraire de fatigue), et, fatalement, des difficultés au moment de s’endormir. D’autre part, si chaque jour il y a un rythme différent (un jour couché tôt, un jour au restaurant, un jour une balade tardive…), l’enfant perd ses repères et risque de réclamer beaucoup plus de réassurance et d’attention au moment du coucher. Et oui, car un enfant aime ce qu’il connaît, il aime que les choses soient rangées à leur place et que les événements se succèdent dans le même ordre. En grandissant, il pourra acquérir de la flexibilité et du recul sur l’organisation des journées, mais pas à 2 ans.

Mon conseil : Je tente de conserver un rythme « plat » le plus possible tout au long des vacances, c’est-à-dire éviter les pics de l’emploi du temps (un jour couché tôt, un jour tard, un jour on ne sait pas trop…). Et si les horaires ne sont modifiés que rarement, ce changement « unique » a toutes les chances de passer inaperçu. Pour rappel : plus on fournit 80 ou 90 % du temps un cadre rassurant à un enfant, et plus il sera capable de s’adapter. Je nuance bien sûr, car il ne s’agit pas de faire tous les jours la même chose à la même heure et d’en oublier de profiter de l’été (on est pas des machines !)… mais bien de reconnaître que l’enfant aime ce qu’il connaît et que trop de changements (même si ça part d’une bonne intention de notre part) risquent surtout de le déstabiliser et de rendre les couchers longs et stressants.

2. Un enfant ressent le changement par tous ses sens, et se l’approprie

Bon, alors, que se passe-t-il avec mon enfant qui d’habitude s’endort sans problème à 20h mais là (alors qu’on ne sort pas, qu’on change au minimum ses habitudes…), c’est la crise, il ne veut plus aller au lit ?

Ce point va nuancer le précédent, car, même si on veille à respecter au mieux les rythmes et les besoins de son enfant, force est de constater qu’on ne peut pas tout contrôler. Par exemple, ton enfant voit bien que le soleil n’est pas encore couché quand c’est l’heure d’aller au lit (j’habite en Bretagne alors le coucher du soleil à 22h30, je connais bien) ; il voit bien que les adultes prennent un apéritif au lieu de se mettre à table avec lui ; il voit bien que les fenêtres sont ouvertes ; qu’il y a du bruit dans la rue… Et au fil des jours, selon son âge (si ton enfant a 18 mois ou plus, c’est surtout à toi que je parle 😉 ), l’enfant luttera un peu contre le sommeil car il voudra lui aussi partager ces moments avec nous. Et ça se comprend ! Il faut alors se dire que c’est temporaire, et qu’il sera temps, fin août, de « recaler » tout ça (maintenant, tu comprends pourquoi tous les parents d’enfants scolarisés te disent qu’il faut une semaine avant la rentrée pour se remettre dans le bain !)

Mon conseil : Je connais bien ce glissement de comportement face aux longues soirées d’été car ma fille aînée, l’été de ses 2 ans, nous a fait une magnifique démonstration du « oh, je m’allonge dans le canapé pendant que vous prenez l’apéritif, je vais m’endormir là ». Mon œil ! J’ai été complètement désarçonnée par cette période… qui n’a duré que quelques semaines fort heureusement. Alors, si cette situation t’angoisse et que l’idée de ne plus avoir de soirée « à toi » cet été te gêne (ce n’est peut-être pas le cas !), mon conseil est de tout mettre en œuvre pour que les moments avant le coucher soient le plus calme possible, ne pas hésiter à fermer les volets dans le salon et dans les chambres avant d’y entrer, pour créer un environnement propice au sommeil. Il sera bien encore temps, une fois vos enfants couchés, de rouvrir les volets et de passer à l’apéritif !

3. L’été on lâche prise sur quoi alors ?

L’été, et d’autant plus quand on est nous aussi en vacances, à la maison ou en voyage, nous avons des envies et des besoins différents. On peut en profiter pour passer plus de temps dehors, et ce n’est pas incompatible avec des enfants ! Il faut savoir lâcher prise sur certains points et s’organiser en vue de respecter les besoins de tout le monde. Vous voulez aller au restaurant ? Pourquoi ne pas y aller le midi, les enfants peuvent souvent mieux gérer la fatigue le midi que le soir (et nous aussi). Et la sieste ? Nous, en vacances, nos filles font la sieste dans l’écharpe de portage, dans la poussette, dans les bras, dans un lit parapluie, dans la voiture, ou pas de sieste pour l’aînée. Souvent, dans ces conditions, elles dorment moins longtemps que dans leur lit. Mais elles se reposent tout de même.

Mon conseil : Lâcher prise sur certaines choses, comme la sieste ou le bain quotidien, permet de diminuer la culpabilité d’avoir profité de la journée (un comble !), réduit le stress d’avoir l’impression de courir après la montre, et surtout c’est la solution pour retrouver des moments de qualité, des couchers calmes pour les enfants, et de belles soirées d’été pour toi et ton conjoint !

Au final …

C’est incontestable, les vacances d’été sont un moment à part dans l’année. Et il ne faut pas les redouter en se disant que ça va être la galère de coucher ses enfants. On respire, on se dit que tout va bien se passer, et on respecte au maximum les besoins de structure et de sécurité des enfants, sans oublier de profiter des belles journées !

Et toi, c’est ton 1er été avec des enfants ou tu es déjà bien rodé-e ? Dis-moi en commentaires comment se passent les couchers de tes enfants l’été ? Tu peux aussi me suivre sur Instagram et Facebook, j’essaie de partager mon quotidien de mompreneuse ! Et avec les vacances qui sont là, les enfants à la maison, ça promet d’être coloré 🙂

1 réflexion sur “Sommeil de l’enfant : Faut-il « garder le rythme » en vacances ?”

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