Qui suis-je pour parler du sommeil de l’enfant ?

Depuis quelques semaines, je publie des articles concernant le sommeil de bébé (ici, ici, et ), et je compte bien continuer 😉 C’est un sujet qui me passionne et pour lequel je pense qu’on a tou-te-s quelque chose à apprendre, moi y compris bien sûr.

Aujourd’hui, je poste un article différent de d’habitude puisque je vais te parler de moi et de mes enfants. Je vais te dire pourquoi et comment j’en suis venue à étudier en profondeur la question du sommeil de l’enfant et comment j’ai fait pour instaurer des rituels du coucher calmes et respectueux des besoins de mes enfants et des miens.

Je m’appelle Louise et je suis la maman de 2 filles âgées de 3 ans et de 18 mois, autant dire que la question du sommeil, je suis plongée dedans depuis des années ! A la naissance de ma 1ère fille, j’étais totalement ignorante du sommeil des bébés. La seule chose que j’avais bien retenu du discours de ma sage-femme était de dormir dès que bébé dort ! Pas toujours très facile à faire, car parfois on voudrait aussi manger/se laver/faire une lessive pendant ce temps-là. Mais c’est quand même un merveilleux conseil et je voulais commencer par là ! Les premiers mois de ma 1ère fille, j’ai fait un nombre incalculable de siestes avec elle. Avec un 2ème enfant, ça n’est plus aussi simple car l’aîné a des besoins différents… Donc on oublie ces siestes, raison de plus pour en profiter avec le 1er 😉

A la naissance de mon 1er enfant

Mais revenons à ma 1ère expérience avec le sommeil de bébé. Je n’avais donc pas ou très peu de connaissances sur le sujet. Ce que je voulais néanmoins, c’était offrir à mon enfant ce dont moi-même j’avais besoin en terme de sommeil, et qui me paraissait être « la base » (avec le recul, je vois que je n’étais pas tombée loin des besoins réels de l’enfant…)

  • du confort (ma chambre est très épurée),
  • de la sécurité affective (je dors très mal voire pas du tout si je suis contrariée ou stressée),
  • quelqu’un à mes côtés (je dors très mal seule),
  • et jamais après l’heure (quand c’est mon heure de dormir, je peux m’effondrer comme une masse. Si je rate mon heure, je dois attendre le prochain cycle de sommeil qui met parfois longtemps à arriver)

Les premiers mois de sommeil de ma fille se sont donc déroulés dans le calme et la sérénité, sans problème majeur pour l’endormir ni pour la rendormir en cas de réveil nocturne, à la maison, comme à l’extérieur. (Quant aux réveils nocturnes, ils m’ont toujours parus « normaux », bien que nombreux au début, donc sans inquiétude).

2 ans plus tard…

Je fais donc un bond de 2 ans en avant… Vers ses 2 ans et quelques, ce que nous avions instauré jusque là ne « marchait plus » : d’abord elle n’a plus voulu faire de sieste, puis le coucher est devenu problématique et source d’énervement. Nous avons connu 6 ou 8 semaines difficiles pendant lesquelles je me suis activement renseignée sur le sommeil de l’enfant, afin de trouver une solution qui nous convienne.

Au bout de ces semaines, nous avons trouvé un nouveau rituel, un nouveau rythme, et les couchers sont redevenus agréables pour tout le monde.

« Un coup de chance », « un bébé facile », « une bonne dormeuse »… Voilà ce que j’ai entendu pendant 2 ans.

Dans notre entourage, beaucoup nous ont dit qu’on avait de la chance d’avoir un bébé qui s’endorme aussi bien. A mes oreilles, je trouvais cette remarque en partie vraie : bien sûr, nous avons eu la chance d’avoir un bébé en bonne santé sans problème majeur, et cela compte évidemment. Par contre, mon orgueil en prenait aussi un coup, car pour moi il n’y avait pas ou peu de « chance » dans le fait que ma fille s’endorme « si bien », mais il y avait au contraire beaucoup « de travail » derrière ça. (Je ne dis pas que je fournissais plus d’effort qu’un autre parent en la matière, mais pas moins non plus 😉 ). Comme je l’ai dit plus haut, ma posture (et celle du papa) était très claire dès le début : nous voulions offrir à notre fille ce dont nous avions nous-même besoin en termes de sommeil. Et c’est peut-être ça notre chance après tout, d’avoir identifié nos propres besoins, et qu’ils soient les mêmes que ceux d’un bébé 🙂

Notre posture était donc claire : le sommeil est primordial et nous offrirons à notre fille les conditions que nous estimons idéales pour s’endormir : régularité, sécurité affective, et environnement calme. Ça a donc toujours été « du travail » afin de fournir ces éléments : au quotidien, nous respections ses rythmes et notre routine, beaucoup de sécurité à ce niveau-là. Idem le week-end et en vacances, dès que nous en avions l’occasion. Passés les tous premiers mois où elle pouvait s’endormir n’importe où, dans les bras ou dans sa poussette, nous avons arrêté d’aller au restaurant et nous avons privilégié les repas à la maison (la nôtre ou chez des amis), et, inlassablement, nous respections son rythme et ses habitudes : elle a toujours été couchée vers 20h, même chez des amis, même à Noël, même en vacances en famille. Et elle s’est toujours très bien endormie hors de la maison (j’utilise ici le terme « toujours » en mettant en sous-titre : sauf exceptions où elle avait besoin de plus de câlins, ce que je lui donnais, jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment rassurée pour s’endormir). Donc, il n’y avait pas de miracle à ce qu’elle s’endorme sans difficultés. Par contre, à l’époque, je fonctionnais « à l’instinct », et en matière de sommeil, et je n’avais pas conscience des mécanismes réellement en jeu. Je ne les ai appris que plus tard.

Le début de la galère.

Elle a eu 2 ans à la fin du mois de mai, et sa petite sœur avait 6 mois. Nous sommes partis en vacances en famille fin juillet, et les soucis d’endormissement ont démarré à ce moment-là : d’abord, elle rechignait à faire la sieste. Puis, l’endormissement prenait plus de temps, et au final, elle ne voulait plus aller dormir. En quelques jours, légèrement dépassés, nous l’avons laissée veiller jusqu’à 22h, sous les conseils de la famille : elle veut rester avec nous, profiter des longues soirées… Quand nous sommes rentrés à la maison, le problème a persisté. En gros, il a duré jusqu’à fin août. 4 semaines horribles pour moi car j’avais l’impression d’échouer, et je sentais quelques regards signifiant « ah ben tu vois, tu avais eu de la chance jusqu’à présent, maintenant, c’est le terrible two, tu vas en baver ».

Quelles solutions ?

Mais je refusais de me laisser aller à une telle fatalité, et il me semblait que la solution était à portée de main. Je me suis donc renseignée sur le sommeil de l’enfant, ainsi que sur l’enfant en général (Filliozat, Pantley…).

A la fin de cet été-là, en rentrant à la maison fin août, il était inconcevable pour elle comme pour nous que cela continue : rester avec elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme, lui répéter 20 fois qu’il est l’heure de dormir avant qu’elle se décide à aller se coucher… Impossible pour nous, pour elle (elle pleurait et souffrait manifestement de la situation + du manque de sommeil dû à l’absence de sieste). Sa sœur, elle n’a pas vu la différence, elle dormait très bien (c’est déjà ça !)…

Retour à la normale.

Avec les nouvelles connaissances que j’avais acquises et surtout une approche « structurée » de l’accompagnement au sommeil, nous avons donc revu en profondeur son accompagnement au sommeil : réaménagement de la chambre, nouveau rituel… Tout ce que j’avais lu, tout ce que j’ai appris, a résonné en moi avec une très grande force. En effet, la plupart des conseils donnés, je les avais déjà appliqués « sans le savoir » pendant plus de 2 ans. Et tout est « rentré dans l’ordre » en quelques jours de ces nouvelles habitudes. On a retrouvé des endormissements agréables, calmes et sereins.

Et mon 2ème enfant là-dedans ?

J’offre à ma 2nde fille le même cadre dont a bénéficié la 1ère, la seule différence c’est que maintenant je peux mettre des mots sur ce que je fais concrètement, et que je vois pourquoi ça fonctionne, et comment ça fonctionne. Par exemple, depuis quelques semaines (elle a 18 mois), je sens que ses besoins évoluent. Le rituel change peu à peu. Mais je n’ai aucune crainte, aucune appréhension, car je sais où je vais.

Au final…

J’espère que cet article t’a plu. Il est plus difficile à rédiger pour moi car je me confie et j’en ai moins l’habitude. Mais je voulais que tu me connaisses un peu mieux, et surtout te dire pourquoi je me sens prête et apte à animer des ateliers sur le sommeil (bientôt…) et à publier des articles sur le sujet. Maintenant, il ne me reste plus qu’à te connaître, toi ! Parle-moi de toi en commentaires, ou envoie-moi un message à contact@uneenfanceaunaturel.com !

Ce que j’aimerais aussi, c’est connaître tes expériences, tes commentaires, car chacune et chacun possède des connaissances, et on n’est pas seul-e, même si on se sent seul-e et nul-le quand on arrive pas à endormir son enfant (oh oui je le connais ce sentiment !)

A bientôt 🙂

Louise

1 réflexion sur “Qui suis-je pour parler du sommeil de l’enfant ?”

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