Comment coucher rapidement mes enfants pour aller profiter de ma soirée ?!

On continue l’été avec un nouvel article sur le sommeil des enfants (retrouve mes autres articles ici, ici, et ).

La situation suivante t’est-elle familière :

Les invités viennent d’arriver, les enfants ont mangé, l’apéritif est servi, l’heure habituelle du coucher est là, tu es en pleine discussion avec tes invités, tes enfants commencent à tourner autour de la table basse à la recherche de quelque chose à grignoter, tu as très envie 1) de profiter de tes invités, 2) que tes enfants soient couchés.

Tu connais ? On est face à un dilemme parental classique 😉

Tu fais comment toi dans ces cas-là ? Voyons ce qu’il peut se passer :

1) tu fonces coucher tes enfants, mais tu vas trop vite et ils pleurent,

2) tu fonces coucher tes enfants et ils s’endorment aussitôt (merci de témoigner !!),

3) tu les couches plus tard et ça passe tout seul,

4) tu les couches plus tard et c’est la galère toute la soirée,

5) tu prends le temps habituel pour coucher tes enfants à l’heure habituelle.

Bon, tu me vois venir, ici c’est l’option 5, toujours et sans exception 😉 Ça concerne surtout les bébés « un peu grands », qui ont déjà un rythme installé (voir mon article sur les cycles du sommeil), et « pas trop grands » qui, eux, n’ont pas de problème à se coucher plus tard une fois de temps en temps. La fenêtre d’attention, selon moi (mais ça dépend des enfants bien sûr), est de 9 mois à 3 ans environ. C’est donc limité dans le temps (ça aide à tenir !)

Anecdote : A Noël dernier, on a décidé de laisser notre fille aînée, alors âgée de 2 ans et demi, veiller jusqu’à 21h30 (c’est quand même pas le bout de la nuit. Pour elle : si.). On s’en souvient encore ! Le coucher a totalement raté et elle s’est endormie à 1 heure du matin. On a retenté l’expérience 8 mois plus tard (elle avait donc plus de 3 ans), et ça c’est très bien passé. Chacun son rythme.

Je partage, un peu en vrac, quelques informations sur ce que je fais dans ces cas-là. Ça pourrait pourquoi pas t’inspirer…

1) Je suis attentive aux premiers signes de fatigue

Dès que je vois un signe de fatigue, je lance le coucher. Même si j’allais manger mon 1er biscuit apéritif. Pour moi, c’est la clé du succès n°1. Si on laisse passer le moment, la fatigue des enfants passe inaperçue. On croit qu’ils sont plein d’énergie, ils rigolent, courent partout… mais c’est de l’énervement lié à la fatigue. Si on leur proposait de faire un puzzle ou une autre activité qui demande de la concentration à ce moment-là, ils seraient incapable de tenir en place et de le faire.

Spoil alert : Oui, c’est dur pour moi aussi de me lever du canapé, de quitter une super conversation, et prendre 30 minutes en mode « brossage de dent-histoires-câlins ». Et pourtant c’est hyper important de respecter le rythme de l’enfant, ne pas « tirer sur la corde ». C’est une habitude à prendre. Effectivement, peut-être qu’une fois ou 2, ton enfant supportera très bien de se coucher un peu plus tard, mais « le risque » c’est plutôt que toi tu te déconnectes durablement des signes de fatigue de ton enfant. Les glissements et les problèmes de couchers ne surviennent pas forcément d’un seul coup, ça vient petit à petit sans qu’on en prenne conscience.

2) Je suis présente à 100 % pour mon enfant

Quand je décide de les coucher, je fais comme si personne ne m’attendait en bas, sinon je sais que je vais « bâcler » le travail. Je me dis qu’il vaut mieux prendre le temps nécessaire pour les coucher sereinement et que je profiterai d’autant mieux de ma soirée ensuite. Après tout, ce n’est pas mes filles qui ont demandé à ce que des invités soient là… Donc, je suis à 100 % avec elles, je lis autant d’histoires que d’habitude, je fais exactement comme d’habitude.

Oui, ça me demande parfois un effort, car j’aimerais retourner au plus vite à ma soirée. La tentation est grande de lire plus vite, de « faire à leur place » (mettre leur pyjama, leur brosser les dents…) pour gagner du temps. Mais ça n’est jamais une stratégie gagnante 🙂

3) Je ferme mes oreilles aux commentaires

En plus de 3 ans à aller coucher mes enfants au moment où tout le monde trinque, j’ai eu le droit à quelques regards d’incompréhension, à quelques remarques désagréables. C’est vrai. Mais je ferme mes oreilles, en tout cas j’essaie. C’est difficile de faire ce qu’on pense être le mieux pour ses enfants. On cherche notre propre équilibre et il est peut-être (sans doute) différent de celui des autres. Alors je m’accorde de la bienveillance, et je suis mon instinct.

Au fil du temps, j’ai aussi eu beaucoup d’encouragements et de commentaires bienveillants de mes proches :-).

4) Finalement, ça n’était pas si long que cela de les coucher…

Si lancer le mouvement pour aller les coucher est parfois (souvent) (tout le temps) difficile, une fois avec elles, je profite aussi de ces moments ensemble. A la maison, les couchers sont des vrais moments de plaisir, partagés, un peu à part. Alors je les aime énormément 🙂

Et puis quand je retourne à la soirée, je me rends compte qu’il suffit de reprendre les choses où je les avais laissées. Et le sentiment d’avoir été là pour mes enfants, d’avoir respecté leurs besoins, ça me procure un bonheur et une satisfaction immenses.

Il ne me reste plus qu’à me servir à boire (avec modération) et à profiter 🙂

5) Démarrer les invitations après l’heure du coucher des enfants.

Je ne l’ai jamais fait, mais pourquoi pas. Au moins, les enfants n’ont pas l’excitation de voir du monde à la maison… Après il ne faut pas que la sonnette de la porte les réveille ou n’intervienne en plein « câlin final » …

Au final :

Tu l’auras compris, pour moi il est important de coucher mes enfants selon leurs besoins, peu importe les circonstances. Et même si ça me demande un effort de m’absenter 30 ou 40 minutes alors que je préférerais profiter de mes invités, je n’ai jamais été réellement frustrée (une fois ou 2 quand même un peu, il faut être honnête !), car le résultat est invariablement que mes enfants dorment, se reposent, et que j’ai la satisfaction de leur avoir donné la sécurité affective dont ils ont besoin.

Et sinon, je suis comme tous les parents, j’ai hâte qu’elles soient suffisamment grandes pour profiter des longues soirées avec nous 🙂

Et toi, parmi les 5 options du début, tu es laquelle ?

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