Le rituel du coucher : est-il vraiment important ?

Ça y est, la rentrée est arrivée, et un peu comme au Nouvel an, on prend de bonnes résolutions. Notamment sur les horaires de coucher. Et oui, souvent l’été, les rythmes se relâchent un peu (ou beaucoup) et la rentrée nous oblige à nous coucher plus tôt, sinon les réveils pour l’école ou la crèche sont difficiles. On entend partout que le rituel du coucher est ultra important, on en donne même des « tout fait » comme s’il s’agissait d’une recette miracle pour coucher ton enfant en 20 minutes. On est bien d’accord, si on part du principe que le rituel du soir c’est : bain-repas-histoire-dodo, je pense que 95 % des parents le font. On voit bien qu’il ne s’agit pas de faire « un rituel » pour que comme par magie nos enfants s’endorment.

Qu’est-ce qui, selon moi, constitue un « bon » rituel du coucher ?

1) Le rituel du coucher commence au lever

Ou presque ! Les bébés et les bambins adorent la régularité. Ils aiment savoir ce qu’il va se passer juste après. Si tu as déjà un enfant, tu as dû constater, vers 18 mois, une période où ils sont « maniaques » : chaque chose doit être rangée à sa place, si tu enfiles la chaussettes gauche avant la droite alors que d’habitude c’est l’inverse, tu t’exposes à des cris… Les routines les rassurent. Et pour le déroulement de la journée, c’est aussi le cas. Ils n’ont pas la capacité de se projeter dans le futur, ils vivent dans l’instant présent. Mais on peut les aider à visualiser le déroulement de la journée de plusieurs manières. Voir le point 2.

2) L’aider à se repérer dans le temps

J’ai découvert récemment un jeu (dont j’ai parlé sur Instagram, si tu me suis tu as dû le voir) du temps qui passe. Dans ce jeu, il y a une roue de la journée, et c’est super quand je dis à ma fille de 3 ans : on va acheter du pain en fin de matinée, bim, je lui montre sur la roue quand c’est. C’est un bon moyen pour voir le temps qui passe sur une journée, et que la nuit approche.

On peut aussi accrocher des images ou des photos du rituel du soir, comme autant d’étapes à valider (l’enfant peut placer une pince à linge sur l’étape qu’il franchit, coller une gommette…)

On peut aussi utiliser un timer visuel (j’en ai trouvé un à 5€ en supermarché…) : quand le temps est écoulé, c’est l’heure d’aller se brosser les dents par exemple.

Tous ces « petits » trucs permettent de redonner du pouvoir (sur son temps) et de l’autonomie à ton enfant, qui a souvent l’impression (à juste titre) de subir des horaires imposés par les parents.

3) Remplir les réservoirs affectifs

S’endormir, c’est lâcher-prise. Un enfant qui n’a pas assez profité de ses parents aura beaucoup plus de mal à lâcher-prise, et c’est la même chose pour les parents, qui projettent sur leur enfant leur besoin de contact.

Un réservoir affectif se remplit au quotidien (il se vide au quotidien…). Ça ne signifie pas de passer 1h30 avec ton enfant tous les soirs à jouer (tout en pensant au repas à préparer, au sac de demain à faire, au linge à plier…). Quelques minutes entièrement consacrées à ton enfants permettent déjà de se reconnecter. En rentrant d’une journée de travail, on a parfois nous aussi besoin d’un temps de décompression avant d’enchaîner sur notre « 2ème journée de travail ».

Conseils :

– Quand tu retrouves ton enfant, ne lui pose pas 50 questions sur sa journée (avant un certain âge, il pense que tu sais tout ce qu’il se passe pour lui même quand tu n’es pas là ; après, il n’a pas forcément envie de te raconter sa journée, c’est son droit et il faut le respecter).

– Faites un jeu ensemble, un jeu pour se reconnecter. Si tu me suis sur Instagram, j’essaie souvent de publier des jeux de ce type. La clé ? Il faut un jeu qui ait une fin, sinon tu en prends pour la soirée 😉

– Quand le jeu est fini, ne laisse pas ton enfant seul, il se sentira délaissé, même si tu lui as accordé du temps. Fais-le participer aux tâches de la maison, il ne demande que ça (mais si on refuse leur aide viendra un jour où il ne la proposera plus…)

4) Le rituel à proprement parler : un voyage vers le sommeil

Seulement maintenant intervient un rituel efficacement. Peu importe ce que tu fais ou dans quel ordre. Le rituel est une forme de conditionnement au coucher (je sais que ça va faire bondir certains parents de dire ça), et ton enfant ne peut entrer dans le rituel que s’il est d’accord. Ce ne sont pas des étapes à valider avant de dormir, c’est un véritable « voyage » vers le sommeil.

Chaque rituel est différent et ça ne servirait sans doute à rien que je te dise quel est le notre. Mais une règle d’or est de diminuer progressivement l’intensité des activités, pour favoriser le calme et l’endormissement.

Au final…

On entend beaucoup de choses sur le rituel du coucher, et je suis bien d’accord pour dire qu’il est très important. Mais il ne s’agit pas d’une formule magique, ni d’une check-list. Au mieux, elle est une béquille qui rassure l’enfant et le met dans de bonnes conditions pour réussir le lâcher prise que demande l’endormissement.

As-tu déjà un rituel en place chez toi ? Dis-le moi en commentaires ! Et si tu es intéressé-e par des idées d’activités de reconnexion le soir, suis-moi sur Instagram, je partage mes idées (toujours d’une grande simplicité à réaliser bien sûr… On n’est pas là pour se rajouter de la contrainte 😉 )

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